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 A mes amis d'Uruguay

GUERRERO
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12-02-2008 11:47


Messages: 52



Témoignage de madame Gloria Polo

La Miséricorde de Dieu se manifeste grâce à la prière intense et spontanée d’un paysan inconnu de Gloria Polo !

Mme Gloria Polo, dentiste à Bogota, (Colombie), était à Lisbonne et Fatima, la dernière semaine de Février 2007, pour donner son témoignage. Sur son site Internet : www.gloriapolo.com, apparaît un extrait (en anglais) d’une interview qu’elle a accordée à ‘Radio Maria’ en Colombie. Nous remercions Mr Ph. D. d’avoir bien voulu nous en faire la traduction.

Frères et sœurs, c’est merveilleux pour moi de partager avec vous en cet instant, l’ineffable grâce que m’a donnée Notre Seigneur, il y a maintenant plus de dix ans.

C’était à l’Université Nationale de Colombie à Bogota (en Mai 1995).
Avec mon neveu, dentiste comme moi, nous préparions une maîtrise. Ce vendredi après-midi, mon mari nous accompagnait car nous avions des livres à prendre à la Faculté. Il pleuvait abondamment et mon neveu et moi-même, nous abritions sous un petit parapluie. Mon mari, vêtu d’un imperméable, approchait de la bibliothèque du Campus. Mon neveu et moi qui le suivions, nous sommes dirigés vers des arbres pour éviter des flaques d’eau.

A ce moment-là, nous avons été tous les deux foudroyés. Mon neveu est mort sur le coup ; il était jeune et en dépit de son jeune âge, il s’était déjà consacré à Notre Seigneur ; il avait une grande dévotion à l’Enfant-Jésus.
Il portait toujours sa sainte image dans un cristal de quartz sur sa poitrine. D’après l’autopsie, la foudre serait entrée par l’image ; elle a carbonisé son cœur et est ressortie par ses pieds. Extérieurement, l’on n’apercevait aucune trace de brûlure.

Pour ma part, mon corps a été calciné de façon horrible, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce corps que vous voyez maintenant, reconstitué, l’est par la grâce de la miséricorde divine. La foudre m’avait carbonisée, je n’avais plus de poitrine et pratiquement toute ma chair et une partie de mes côtes avaient disparu. La foudre est sortie par mon pied droit après avoir brûlé presque entièrement mon estomac, mon foie, mes reins et mes poumons.
Je pratiquais la contraception et portais un stérilet intra-utérin en cuivre. Le cuivre étant un excellent conducteur d’électricité, carbonisa mes ovaires. Je me trouvais donc en arrêt cardiaque, sans vie, mon corps ayant des soubresauts à cause de l’électricité qu’il avait encore.

Mais ceci ne concerne que la partie physique de moi-même car, alors que ma chair était brûlée, je me retrouvais à cet instant dans un très beau tunnel de lumière blanche, remplie de joie et de paix ; aucun mot ne peut décrire la grandeur de ce moment de bonheur. L’apothéose de l’instant était immense.

Je me sentais heureuse et remplie de joie, car je n’étais plus sujette à la loi de la pesanteur. A la fin du tunnel, je vis comme un soleil d’où émanait une lumière extraordinaire. Je la décrirai comme blanche pour vous en donner une certaine idée, mais en fait, aucune couleur sur terre n’est comparable à un tel éclat. J’y percevais la source de tout amour et de toute paix.

Alors que je m’élevais, je réalisais que je venais de mourir. A cet instant-là j’ai pensé à mes enfants et je me suis dit: « Oh, mon Dieu, mes enfants, que vont-ils penser de moi ? La maman très active que j’ai été, n’a jamais eu de temps à leur consacrer ! » Il m’était possible de voir ma vie telle qu’elle avait été réellement et cela m’a attristée.
Je quittais la maison tous les jours pour transformer le monde et je n’avais même pas été capable de m’occuper de mes enfants.

A cet instant de vide que j’éprouvais à cause de mes enfants, je vis quelque chose de magnifique : mon corps ne faisait plus partie de l’espace et du temps. En un instant, il m’était possible d’embrasser du regard tout le monde : celui des vivants et celui des morts.

J’ai pu étreindre mes grands-parents et mes parents défunts. J’ai pu serrer contre moi tout le monde, c’était un si beau moment !
Je compris alors combien j’avais été trompée en croyant à la réincarnation dont je m’étais faite l’avocate.
J’avais l’habitude de ‘voir’ partout mon grand-père et mon arrière grand-père. Mais là, ils m’embrassaient et j’étais parmi eux. En un même instant, nous nous sommes étreints ainsi qu’avec tous les êtres que j’avais connus dans ma vie.

Durant ces moments si beaux hors de mon corps, j’avais perdu la notion du temps. Mon regard avait changé : (sur terre) je faisais la différence entre celui qui était obèse, celui qui était de couleur ou disgracieux car j’avais toujours des préjugés.

Hors de mon corps, je considérais les êtres de l’intérieur. Comme c’est beau de voir les gens de l’intérieur !
Je pouvais connaître leurs pensées et leurs sentiments. Je les embrassais tous en un instant tout en continuant à m’élever toujours plus haut et pleine de joie. Je compris alors que j’allais profiter d’une vue magnifique, d’un lac d’une beauté extraordinaire.

Mais à ce moment-là, j‘entendis la voix de mon mari qui pleurait et m’appelait en sanglotant : ‘Gloria, je t’en prie, ne pars pas ! Gloria, reviens ! N’abandonne pas les enfants, Gloria’. Je l’ai donc regardé et non seulement je l’ai vu mais j’ai ressenti son profond chagrin.

Et le Seigneur m’a permis de revenir bien que ce n’était pas mon souhait. J’éprouvais une si grande joie, tant de paix et de bonheur ! Et voilà que je descends désormais lentement vers mon corps où je gisais sans vie. Il reposait sur une civière, au centre médical du Campus.
Je pouvais voir les médecins qui me faisaient des électrochocs et tentaient de me ranimer suite à l’arrêt cardiaque que j’avais fait. Nous sommes restés là pendant deux heures et demie. D’abord, ces docteurs ne pouvaient pas nous manipuler car nos corps étaient encore trop conducteurs d’électricité ; ensuite lorsqu’ils le purent, ils s’efforcèrent de nous ramener à la vie.

Je me posai près de ma tête et je ressentis comme un choc qui m’entraîna violemment à l’intérieur de mon corps. Ce fut douloureux car cela faisait des étincelles de toutes parts. Je me vis intégrer quelque chose de si étroit. Mes chairs meurtries et brûlées me faisaient mal. Elles dégageaient de la fumée et de la vapeur.

Mais la blessure la plus horrible était celle de ma vanité. J’étais une femme du monde, un cadre, une intellectuelle, une étudiante esclave de son corps, de la beauté et de la mode. Je faisais de la gymnastique quatre heures par jour, pour avoir un corps svelte : massages, thérapies, régimes en tous genres, etc. C’était ma vie, une routine qui m’enchaînait au culte de la beauté du corps. Je me disais: ‘J’ai de beaux seins, autant les montrer. Il n’y a aucune raison de les cacher’.

De même pour mes jambes, car je croyais que j’avais de belles jambes et une belle poitrine ! Mais en un instant, j’avais vu avec horreur que j’avais passé ma vie à prendre soin de mon corps. L’amour de mon corps avait été le centre de mon existence.
Or,

        
  
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