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 mémoire : trouver une problématique

yu
---.fbx.proxad.net
17-02-2008 22:18

bonjour à tous,

actuellement en M1 psychologie clinique, je viens à vous car j'aurais besoin de votre regard sur ce qui me pose problème. héhé plusieurs choses me posent problème cette année mais je vais cibler sur ce qu'il en est du mémoire.

j'ai un sujet, je lis des articles sur ce sujet, je note, j'essaie régulièrement de synthétiser, faire des liens, me poser des questions, etc, pour essayer de faire sortir une problématique, pour avancer...mais rien. pas de fil directeur.

mon sujet est le suivant : que se passe-t-il lorsque le couple (hétérosexuel) dit conjugal devient un couple dit co-parental, c'est-à-dire lors de l'arrivée du premier enfant, que se passe-t-il dans le couple ? je vais surtout m'intéresser à ce qui se passe pour la femme.
j'avais plusieurs pistes :
- relier à la féminité, le fait que la fille devient mère à son tour, qu'en est-il de ce que sa propre mère lui a transmis.
- voir du côté de l'attachement, y a-t-il un rapport, un lien.
mais tout ça ne me paraît pas très porteur.

j'aimerais en fait travailler sur comment la femme gère intérieurement la mise en place de la triade père-mère-bébé. je crois que mon idée au départ était d'explorer les possibles sentiments de rivalité, jalousie que peut éprouver la femme à l'égard du père et/ou du bébé (fille plutôt).

mais difficile d'organiser son exploration théorique...je finis par me dire qu'il existe bien peu d'écrits sur cette question.

et puis, je crois que je suis mal à l'aise...

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
18-02-2008 12:52

Qu'est-ce qu'un enfant pour une mère ? Est-ce une extension d'elle-même ? Un morceau de son corps, de son âme qui finit par se détacher d'elle ? Il devient alors une sorte d'objet qui comble un vide, une béance... Pourquoi en est-il ainsi et que se passe -t-il avant d'être mère?

Il faut revenir à l'époque où la toute petite fille s'aperçoit qu'il lui manque "quelque chose", elle s'aperçoit qu'elle n'a pas d'appendice pénien, un objet mystérieux dont elle ne comprend pas l'utilité mais qui lui manque. Elle se détourne alors de sa mère qui elle aussi a été châtré se dit-elle, et se tourne vers le seul qui peut lui apporter ce qu'elle n'a pas : le père. C'est le début du complexe oedipien pour la petite fille.

Plus tard, tout homme devient un substitut de père dans le sens où il est le porteur de ce qui lui manque. Le pénis est un symbole, le pénis réel importe peu, c'est pour cette raison que l'on parle de "phallus". La petite fille devenue adulte se sent toujours "manquante" , "incomplète". C'est là que la féminité de la femme entre en jeux. La féminité est une mascarade, un masque d'apparat qui sert à attirer l'homme. La petite fille est devenu une vraie femme. Puis elle devient mère et l'enfant vient incarner l'objet de complétude, la féminité devient alors souvent inutile. Le mari peut en souffrir.

Le cycle recommence ensuite : sa petite fille découvre son propre manque et se détourne de sa mère, parfois avec haine "c'est de ta faute si je suis comme ça" pour se pencher vers le père ... la mère peut alors percevoir sa fille comme une "rivale", etc.

Je te conseille d'étudier les enseignements de Lacan, notamment sur la sexuation et la non complétude des deux sexes. Revoir aussi Freud et le complexe de castration et son rapport à l'Oedipe ... C'est un schéma "universel", Jung parlerait d'archétype.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

yu
---.fbx.proxad.net
19-02-2008 00:12

merci Harpo de m'avoir répondu.

j'ai croisé au cours de mes lectures la notion que tu évoques, de l'envie du pénis manquant chez la petite fille. mais j'ai lu également que beaucoup d'auteurs considèrent cette théorie incomplète. et en fait, moi-même, j'ai un peu de mal à l'adopter...

la piste que tu me suggères est cependant à explorer, et je l'explore.
mais j'ai personnellement beaucoup de mal à articuler ces concepts avec mon sujet de départ, j'ai l'impression de "bricoler"...
et un autre point de difficulté : c'est en faire une hypothèse opérationnalisable. en effet, si je veux observer, quantifier l'envie du phallus...comment je fais ?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
19-02-2008 10:11


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



"Bricoler" c'est par là que ça commence......
Avant de tenter quelques éclairage, quelques questions préalables :
Dans quelle fac es-tu, dans quelle spécialité, sous quelle orientation théorique travailles tu ?
Ce sujet t'as été imposé par ton directeur de recherche (qui t'as été imposé aussi ?) ou c'est un sujet que tu as choisi ?

Mais déja ceci : NON il n'existe pas "bien peu d'écrit sur la question"...
Ces thématiques font l'objet de travaux très très nombreux....

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.w81-48.abo.wanad
19-02-2008 11:31

La clinique ne "s'opérationnalise" pas. Quoi que l'on en dise, ce n'est pas une science. Mais ce n'est pas notre problème, nous sommes dans le domaine théorique. La théorie psychanalytique se base sur l'expérience et l'observation. Nous n'opérationnalisons rien. Nous ne démontrons pas les choses de façon empirique, non parce qu'on ne le veut pas, mais parce que même avec toute la meilleure volonté du monde, nous ne pourrions y arriver. Il faudrait pouvoir "expérimenter" les choses, les valider par "reproduction", c'est-à-dire permettre à d'autres chercheurs de réfuter ou confirmer nos observations. C'est le fameux principe de réfutabilité de Popper... Cependant, la singularité de chaque sujet et son évolution dans le temps (la construction de son histoire) fait qu'il n'est jamais identique à un autre sujet, ni même identique à lui-même au cours du temps !

Comment pourrait-on "opérationnaliser" une hypothèse sur un objet d'étude qui s'oppose par sa nature à toute étude dite "scientifique"... ce que rate la science malgré elle : la subjectivité.

Dire que la psychanalyse est une "science" est un abus de langage, il faut le reconnaitre. D'un autre côté, ce n'est pas vraiment notre problème. La science aussi à ses limites, elle ne permet pas de tout valider. L' exemple de la Théorie du Chaos nous montre que son point fort (la rigueur) devient son point faible ...

Bref, on ne peut "quantifier" la quête du phallus, ni la "comparer", ou encore la "prédire"...

La problématique peut commencer par un "Comment ... ? " L'hypothèse ne pourra jamais être validée, mais pourra se nourrir des thèses de plusieurs auteurs et de leurs observations.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

jak
---.univ-rouen.fr
19-02-2008 13:28

c'est bien, tu as bien retenu tes cours de psychanalyse....:hum:

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
19-02-2008 16:52


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Même si je suis plutot d'accord avec le fait que la clinique ne s'opérationnalise pas, ne mélangeons pas tout....
D'une part, la clinique, ce n'est pas de la théorie... justement, c'est de la clinique... donc du terrain, du vécu, de la rencontre....
D'autre part, la psychologie clinique est une science, une science humaine, mais une science. Pour le reste Harpo, votre message enferme les choses dans une mauvaise lecture de Popper et de ce qui est la psychologie, la psychologie clinique et la théorie psychanalytique et la théorie lacanienne.

Il y a de nombreuses échelles de mesure en psychologie, je ne partage pas cette approche qui, pour moi, s'éloigne d'une approche clinique, mais il doit bien y avoir des échelles permettant d'approcher ce qui intéresse Yu.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

yu
---.fbx.proxad.net
19-02-2008 17:45

merci Psylo pour ces précisions.

pour répondre à tes questions, je suis à Toulouse, en psychologie clinique et mon orientation est celle de la psychanalyse.
c'est un sujet que j'ai choisi. je pourrais l'expliquer, j'y voyais de l'intérêt mais j'avoue qu'il n'y avait pas véritablement de questionnement particulier et précis, au démarrage de mon séminaire de recherche (mon questionnement en psychologie se situait plutôt du côté de la pratique et ce n'est pas ce qu'on attend de nous en M1...). je peux en trouver un mais il faut encore que j'explore.

j'explore toujours à l'heure actuelle...là, j'ai quitté la sphère de la jalousie maternelle et me voilà du côté de la question du désir d'enfant dans le couple. je me demandais quelles sont les différences si le désir se trouve seulement du côté de la femme, seulement du côté de l'homme ou des 2 côtés. encore qu'il faudrait le quantifier et le qualifier pour vraiment prétendre comparer.
la question est vaste. je garde l'impression de m'éloigner de mon intérêt premier mais bon...on va dire que la question qui est dans mon esprit se précise.

je pense que ça serait bien aussi de travailler sur le concept de l'attachement, étant donné que beaucoup de travaux ont été faits là-dessus (le mode d'attachement de la mère influe sur celui de l'enfant, contrairement à celui du père). mais j'avoue que ça me botte toujours pas.

toujours ce sentiment que les concepts, qu'ils soient observables ou théoriques, sont difficiles à articuler et que je vais "bricoler"...mais si tu dis que c'est un bon début...
et peut-être que je brûle les étapes...

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
19-02-2008 19:34

La clinique est l'expérience de terrain qui nous permet de tirer une théorie. Ce n'est pas Freud qui a inventé la psychanalyse, ce sont ses patients. Pensons au cas Dora.

Les sciences humaines n'ont de scientifique que le nom. Une partie de l'humain est "au-delà" de la science.

Popper nous dit qu'une théorie scientifique se doit d'être réfutable. La psychanalyse est irréfutable. (voir Bouveresse à ce sujet) L'astrologie par exemple est réfutable et a été réfutée, lui refusant ainsi le statut de "science".

Les différentes approches psychanalytiques ont toute en commun le même objet d'étude : la subjectivité. Lacan, Freud, Rank, Jung et d'autres nous parlent tous de la même chose mais avec des mots différents. S'arrêter à une seule école à quelque chose d'alliénant et réductionniste.

Les échelles de mesure ne permettent pas de cibler l'essence d'un sujet. La mesure permet la déduction de lois. La lois implique la généralité. Nous ne somme plus dans le domaine du "un par un" de la clinique.

Il serait aberrant de vouloir quantifier un désir dans ce cadre. La question n'est pas "combien ? mais "de quelle façon ?".

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
20-02-2008 16:21


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Yu, particulier de te répondre sur plusieurs espaces de discussion... mais je vais tenter de me rassembler...
La question que j'avais oublié était celle de ton terrain...
Tout cela pour mieux saisir d'ou venait ton "sujet"... comment il t'était venu, qu'est-ce qui te titille dans ces questions, qu'est-ce qui t'interroge, d'où est-ce que tu pars...

C'est d'après moi très important puisque je considère que c'est de là qu'émergent les questions que feront hypothèses puis problématiques et qui formeront le mémoire de recherche (c'est en tout cas comme ça que moi je travaille mais d'autres méthodes existent)

Ce qui m'interroge, c'est la manière dont ton "sujet" est ficelé, précis, alors que tu semble en être avant ça dans ce que tu dis de tes périgrinations...
C'est pour ça que je me demande si tu n'es pas génée, bloquée, par cette grande précision qui t'empèche devoguer au fil des questions qui englobent ta thématique.

Quelques précisions tout de même...
Le désir d'enfant est évidemment porté par les deux parents au moins.... chacun à sa manière, mais chacun en porte quelque chose, ne serait-ce que dans la dynamique du couple, même dansun déni de grossesse, la question du désir d'enfant est là.
La question de la "jalousie maternelle", tu peux peut être la regarder davantage sous les angle de la violence, (à la manière de Racamier par exemple), ce qui ouvre sur une dynamique moins "oedipienne" qui, a priori pour moi, n'est pas au centre de cette ensemble "père-mere-enfant naissant...En tous cas, j'aurai plutot tendance à le regarder au minimum sous un versant plus narcissique ou originaire.

Quantifier, qualifier, c'est pas mon domaine... mais peut être que les travaux dans la suite d'Ester Bick peuvent te donner des pistes.... c'est souvent axé sur le bébé mais aussi sur la dyade mère-bébé. et il y a des "indices" cliniques de la relation qui se noue...

Harpo, réponse simple et rapide : Je suis en désaccord avec chacun des points de votre message, sauf peut être la première phrase, si on lui enlève son côté unicisant....

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

iris
---.fbx.proxad.net
22-02-2008 08:28

Salut!! je me permet de m'incruster dans votre conversation car j'ai le même probléme que Yu, j'ai du mal avec ma problématique!
Mon sujet concerne les personnes handicapées mentales et les activités (sport, théatre, poterie, informatique, peinture, ...) qu'ils doivent faire dans un Atelier Thérapeutique Occupationnel. Alors, comme Yu j'ai lu pleins d'articles sur mon sujet mais jarrive pa faire resortir quelque chose de bien dans mes questionnements! Quelles peut etre les influences positives et négatives des activités sur les personnes handicapées mentales? La préférence pour une activité se ferai en fonction de leurs capacités et donc en fonction de leur handicap si il est léger ou profond.... D'autres questions encore mais j'arrive pa a en tirer un problématique précise, claire, et pertinente!
merci de m'aider!!
iris

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
22-02-2008 10:14


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Atelier thérpeutique et occupationnel.......? c'est pas "ou l'un ou l'autre"....?

Je ne sais pas où tu es et dans quelle orientation tu travailles, avec quels auteurs, mais, encore une fois, en ce qui me concerne, c'est du terrain que se trouve les réponses, donc les questions...
Tes interrogations semblent ressembler à une future problématique mais ça me parait bien trop vague. Recentres toi sur ce qui te pose question, sur ce qui te met en tension sur le terrain de stage.
ta question se pose sur l'offre de soin et la proposition d'un atelier donné que l'institution fait pour un patient, c'est ça ?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

iris
---.fbx.proxad.net
22-02-2008 10:44

En effet, c'était bien à toi que je m'adressai et je te remercie de m'accorder de ton attention.
Je fais mon stage dans un foyer occupationnel où je "cotoie" des pesonnes handicapées mentales dans ce que le foyer appelle l'ATO (atelier théraputique occupationnel). Dans cette ATO plusieurs activités sont a leur disposition. La pupart des sujets sont plus ou moins autonomes et ont tout de même des "capacités".
Moi ce qui m'interpelle ne se situe pas vraiment entre l'offre de soin et la proposition d'un atelier mais se centre plus sur les handicapés eux-même: leur capacités réelles; comment ils vivent la réussite ou l'échec dans certaines de leur activités; leur préférences pour certains ateliers (ils vont préférer les ateliers dans lequels ils se sentent valorisés donc les ateliers où leur capacités ne sont pas mises en echec); et aussi que pouvons nous attendre des résultats de ces atelier dans la mesure où leur capacités de réflexion, de compréhesion n'a aucun espoir d'évoluer significativement.
voila un peu en gros où j'en suis dans mon questionnement. Mais comme tu le dis tout est vague pas très précis!

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

iris
---.fbx.proxad.net
22-02-2008 10:52

Je ne sais pas si j'ai été très claire dans mon raisonnement!
Tiens moi au courant. Merci encore pour ton aide.
Iris

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
22-02-2008 11:07


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Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



J'ai quand même envie de dire : et le transfert...? et la dynamique groupale...? (ce qui est aussi à relier avec la question de ta fac de ta spécialité et de ton orientation)
Et puis, à lafois je compends tes propos sur les espoirs d'évolution des sujets, à la fois, je reste quasi "militant" pour éviter de tomber dnas la perspective déficitaire de la psychée. EN tant que psycho on est quand même la pour soutenir, étayer, accompagner les processus de pensée, si on commence à penser qu'il n'y a pas d'espoir pour telle ou telle personne, c'est à interroger....



Message modifié (22-02-2008 11:08)

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

iris
---.fbx.proxad.net
22-02-2008 11:39

Alors pour ce qui est de la question du transfert et de la dynamique groupale au départ je n'avait pas réllement pris en compte ces facteurs (je dis "facteurs" parce qu'au départ je voulais travailler sur le préférence des sujets pour les ateliers qui se ferait inconsciement selon leur capacités face à complexité des activités cependant je n'avais pas tenu compte de ces deux points très important. C'est pour ça que j'ai abnadonné cette idée). Ou puis je situe correctement ma problématique dans toutes ces questions; tous ces facteurs? C'est la que je suis perdu.
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur ce qui est de l'espoir d'évolution des sujets et qu' en effet nous sommes là pour le soutien, l'accompagnement, l'écoute... Leurs déficiences ne leurs otent pas le droit à tous ca, bien au contraire sont, pour la plupart des personnes qui ressentent les choses avec une extrement sensibilité. Je cherche surtout à ne pa etre réductrice et ne pas les considérer simplement comme des déficients. Ils le sont c'est certain mais ils ont aussi chacun leur personnalité, leur caractére qui font qu'ils sont tous différents. Et c cette idée que j'aime.
Enfin tous ça pour dire qu'il ya plein d'aspect qu'on peut révéler mais comment m'orienter vers une bonne problématique, quelles sont les bonnes questions à me poser?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
22-02-2008 13:27


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Quelles sont les bonnes questions...?
Ca, j'en sais rien...

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

iris
---.fbx.proxad.net
22-02-2008 21:18

Je pourrais diriger ma problématique dans ce sens: les activités permettent elles de donner aux déficients mentaux une réelle prise d'autonomie où se sentent ils toujours dépendants des adultes?
Je reviens ainsi à l'une de es questions initiales: l'influence des acivités sur les personnes handicapées mentales??
Qu'en penses tu?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
22-02-2008 23:17


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Si ton projet est de faire une évaluation quantitative en utilisant une échelle pour quantifier un degré d'autonomie avant et après un temps donné de suivi d'activité, alors ça doit coller.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

lesly
---.fbx.proxad.net
29-02-2008 14:11

Bonjour à tous!
Je fais également mon mémoire sur le handicap mentale cependant je m'interesse au adulte dans les foyers occupationnels (où il y aussi un ATO d'ailleurs). La question que je me pose est la suivante: Dans quel mesure le sentiment d'etre une personne adulte peut il s'installe chez des adultes handicapés mentaux vu qu'ils ont un parcours dessiné et pensé pour eux?
Quelqu'un peut il me conseiller?
Merci.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Aristote
---.w82-126.abo.wana
05-04-2008 19:05

Bonjour à tous

Je suis tombée sur ce site par hasard et c'est plutôt une bonne chose pour moi !
En fait, mon questionnement n'est pas très différent de ce que j'ai pu lire à la différence que je suis en L3 et que dans le cadre d'un td qui s'intule TER et qui est une initiation au travail de recherche, il nous est demandé de réfléchir, jusque là rien de bien nouveau. Là où ça coince un peu plus pour moi c'est que je dois réfléchir à une problématique ou pour être plus précise à une problématisation : c'est-à-dire que je dois me poser des questions, avoir une réflexion sur un sujet précis pour aboutir à une problématique.
Le sujet je l'ai : comment le dessin permet-il un accès à l'inconscient.
Le problème c'est que je ne sais pas vraiment comment faire mes recherches pour aller plus loin : je lis des bouquins sur le dessin, sur la psychanalyse d'enfant,...je cherche des définitions, des auteurs intéressant mais j'ai l'impression de ne pas avancer et je me pose de plus en plus de questions et au fur et à mesure que j'avance jai l'impression de m'enfoncer à chaque fois un peu plus et de ne pas trouver de question intéressante ou à laquelle on n'a pas encore répondu.
Je dois rendre un écrit sur ce travail de réflexion mais j'ai du mal à saisir ce qu'ils attendent de moi. Je vois bien ce que c'est que d'arriver à une problématique en psychologie expérimentale mais c'est beaucoup plus vague pour la clinique (je précise d'orientation psychanalytique plutôt lacanienne malgré que l'on propose d'autres théories aussi dans ma fac).

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
06-04-2008 13:30


Messages: 18



Tout d’abord : pas de panique. C’est normal d’avoir l’impression de « partir dans tous les sens », de se poser pleins de questions, d’avoir le sentiment de s’éparpiller. La problématique doit juste être une idée guide pour ton travail, un objectif que tu peux exprimer en une phrase assez courte. Elle doit être le reflet d’une interrogation précise, une interrogation qui par contre peut polariser un vaste champ de questionnement…

Ton sujet est déjà un questionnement. Finalement qu’est-ce qu’un dessin pour un sujet ? Parler d’inconscient implique qu’il y ait justement du sujet … de l’inconscient. Mais de quel inconscient parle-t-on ? Celui du dessinateur ou celui de l’observateur ? L’inconscient c’est quoi et pour qui ? Est-ce le dessin en lui-même qui compte, ou ce qu’en dit le dessinateur ? A l’image de l’articulation S1 – S2, le dessin est-il un signifiant venant représenter le sujet pour un autre ? Ou encore, quelle distinction entre « conscient » et « inconscient » dans la création ? Pourquoi un dessin plutôt qu’un mot ? Qu’est-ce qui peut se jouer dans l’un et non dans l’autre pour le sujet ? etc …

Revient à tes premières interrogations, pourquoi as-tu choisi ce thème ? Pourquoi celui-ci particulièrement ? Qu’est-ce qui te semble important à creuser dans ce domaine ?

Bon courage.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

aristote
---.w82-126.abo.wana
07-04-2008 10:19

Bonjour

Merci beaucoup pour votre réponse si rapide.
En fait je n'arrive toujours pas à visualiser la finalité : la problématique (je suis désolée je dois marcher au ralenti). En fait, faut-il que je continue à me poser des questions à partir de ma question de départ ? Dois-je chercher des éléments de réponse pour arriver à d'autres questions encore ?
Commen savoir si une question constitue une problématique, j'avais l'impression que ma question pouvais constituer une problématique. Je suis complètement dans le flou. Pourriez-vous peut être me donner un petit exemple de problématisation pas sur mon thème bien sûr mais juste pour me donner un aperçu de comment il faut que j'avance.
De plus, je dois rédiger un dossier de 10 pages qui retrace ma réflexion et je dois faire des chapitres (ces chapitres sont-ils comme ceux qu'on trouve dans un mémoire dans la partie théorique ou suis-je complètement à côté de la plaque ?). Mon problème c'est que dans mes recherches j'ai toujours envie de trouver des réponses toutes faites je n'arrive pas à me mettre dans cette position de recherche, d'interrogation...
Désolé, je suis vraiment perdue... Merci pour votre réponse.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
07-04-2008 13:04


Messages: 18



"Créer" sa problématique signifie que pour résoudre un problème donné (qui te tient à coeur), tu choisis un certain nombre de critères et élabores à partir de ceux-ci un système de recherche. Tu peux essayer de démontrer quelque chose, ou à l'inverse, essayer de réfuter une idée... Tu peux aussi prendre position entre des courants antagonistes... Ce n'est pas un simple exposé, il doit y avoir quelque chose de ta contribution personnelle dedans.

Sur le net il y a pas mal d'exemples de problématiques dans divers disciplines.
Si c'est un souci de formulation, peut-être que ton enseignant pourra t'aider ?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
08-04-2008 18:53


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Une question (ou plutot un questionnement) constitue le fond de la problématique, les propositions de réponses en sont les hypothèses.
"qu'est-ce qu'un triangle, comment le construit on, de quels outils a-ton besoin ? quelles sont les relations possible entre un triangle et un rond...?" (c'est la problématique)
"un triangle serait un polygone de trois côtés dont la somme des angles serait de 180°
Il y aurait 4 position possiblen entre le cercle et le triangle : extérieur, en intersection, circonscrit et inscrit." (ca c'est des hypothèses...) (necherchez pas d'hypothèses de mes recherche en psycho... elles sont bien cachées derrière les triangles....;) )

MAis ca c'est l'ordre de la rédaction du mémoire, le travail se fait en sens inverse... sur le terrain on présent, on suppose des hypothèse, (hypothèses clinique qui deviennent des hypothèses de travail théorico-clinique)
Le tissage des hypothèses entre ellle permet de les rassembler sous un questionnement plus général qui devient la problématique.
La problématique va à son tour s'inscrire dans un champ, puis un thème.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

aristote
---.w82-126.abo.wana
08-04-2008 21:13

Bonsoir,

Merci pour vos réponses c'est du rapide. En fait pas mal avancé enfin j'espère et vos réponses m'ont permis de le faire.
Voilà ce à quoi j'arrive à ce jour (je dois tout d'abord préciser que le prof nous a demander de rédiger un papier de 2 pages qui met en évidence d'où provient notre intérêt pour le thème qu'on a choisi et aussi les réflexions et les questionnement qui en découlent)
Donc voilà ce que j'ai pondu (parce que c'est littéralement le fait). Je m'excuse d'avance pour les fautes et les approximations parce qu'il y a des choses que j'ai écrites dont je ne suis pas sûre qu'elles soient juste mais plus la force de vérifier ce soir (qui viennent de choses que j'ai lu mais je ne ma rappelle plus ou et si c'est exactement cela) et puis j'avais envie de soumettre à critique ma "production". Merci d'avance... je ne suis pas encore arrivée à ma problématique mais je l'ai déjà en tête je crois mais encore assez loin dans des lectures pour la formuler correctement mais c'est en lien avec la parole et le dessin en psychothérapie mais je ne veux pas encore en dire plus pour ne pas me brouiller les pistes.


- J’ai toujours été fascinée par la puissance de l’art, ce pouvoir qu’à une œuvre d’art de nous faire éprouver des choses (qu’elles soient positives ou négatives). Qui n’a jamais dit d’un tableau : « mais quelle horreur ! c’est quoi cette croute !» ou alors « quelle merveille, cet artiste a un vrai don !». Etant moi-même un peu peintre et dessinateur à mes heures, je me pose souvent la question de savoir ce que les artistes tentent de capturer dans leurs œuvres, quel moment ont-ils voulu immortalisé ? quel démon ont-ils voulu exorciser ? On peut entrevoir dans cette réflexion que ce n’est pas aisé de se mettre à la place de l’auteur d’une œuvre, on peut tout au plus supposer un certain nombre de chose. La seule personne capable de fournir une analyse de son contenu n’est autre que le peintre, le dessinateur, lui-même. Ceci m’amène de la même façon à m’interroger sur ce qui m’a poussée à réaliser le tableau que j’ai devant les yeux tel qu’il est et non autrement ! Tout un champ d’exploration s’ouvre ici à moi et je ne sais par quel bout commencer. Je vais donc démarrer en tentant relier l’art et la psychanalyse Freud (Le Moise de Michel Ange ?)…N’a-t-il pas soutenu l’idée selon laquelle on peut savoir quelque chose de l’auteur d’une œuvre en lisant ou en regardant ce qu’il a produit ? Mais qu’est-ce-qui dans une production permet de révéler « quelque chose » ? Et surtout que peut-elle révéler ? Il est admis aujourd’hui que l’art et plus précisément le dessin permet de dire quelque chose de son monde intérieur mais quels éléments de cet intérieur ? (les mentionner). Comment les repérer ? Ce qui semble important dans tous les cas c’est l’interprétation qui est faite d’un dessin surtout s’il s’agit d’un psychologie clinicien ou d’un psychanalyste. L’interprétation ne peut se faire que par l’auteur du dessin lui-même tout comme la parole lors de l’entretien clinique. Tout comme la parole donc, le dessin s’inscrit dans l’histoire du sujet et reflète quelque chose de son vécu intérieur : comme le choix des mots, la fluence verbale pour la parole, le choix des couleurs, la pression du trait seront révélateurs de ce qui peut se jouer sur la scène inconsciente.
- Je me risquerais à dire qu’on peut supposer une sortie de parallèle entre parole et dessin. Tout cela m’amène à mon deuxième centre d’intérêt que sont les enfants. En effet, je me sens relativement proche d’eux et les sens plus accessible que les adultes (paradoxe avec la psychanalyse qui pense et j’en suis sûr à raison que ce n’est de loi pas aussi facile que je le pense). Mais quoi qu’il soit c’est le ressenti que j’en ai. C’est pour cela que je voudrais faire un deuxième lien entre le dessin et l’enfant. Dans ma tête ces mots sont presque indissociables tellement il en va de soit pour moi que l’enfant dessine. Mais finalement ce n’est qu’une intuition que j’ai là et qui mériterait peut être que je creuse un peu plus, parce qu’au fond si on y pense l’homme dessine depuis presque aussi longtemps qu’il parle donc on pourrait supposer qu’il ait quelque chose de l’ordre d’une relation entre phylogénèse et ontogénèse de l’être humain par rapport au dessin, j’en reviens à faire un parallèle à niveau avec la parole qui est apparue progressivement aussi sur le plan phylogénétique et ontogénétique. Je vais un peu loin mais pas tant que ça finalement parce qu’en y réfléchissant, il y a un an ou deux des éléphants et des singes avaient réalisé des « œuvres d’art » (je ne sais pas si on dit cela aussi quand des animaux non humains peignent sur une toile) et du coup cela m’interroge sur l’intentionnalité dans le dessin, on sait que pour la parole il y a de l’intentionnalité (selon certains même la parole est toujours intentionnelle même lorsque l’on se parle à soi-même). Et le dessin (ou la peinture), que peut-on en dire : l’enfant qui dessine un enfant qui fait ce que nous adultes appelons un gribouillage et le nomme par la suite comme étant maman, papa, lui-même avait-il vraiment l’intention au départ de « représenter » maman, papa ou lui-même ? (vérifier) A cela j’aimerais articuler la notion d’adresse, le dessin tout comme la parole (à vérifier) est-il toujours adressé à quelqu’un ? A cette question je dirais que oui, même si cette adresse n’est autre que soi-même.
- Ce terme d’adresse m’amène à la notion de psychopathologie et pour être plus précise à cette pathologie, que certains nomme handicap qu’est l’autisme. Pourquoi l’autisme ? d’un part parce que je suis intéressé pour je ne sais quelle raison encore par les psychoses et que l’autisme a longtemps été considérée comme faisant partie de cet entité psychopathologique et d’autre part, sur un versant plus personnel je pense qu’il est arrivé au moins une fois à tout le monde (enfin à moi du moi et j’espère ne pas être la seule) de ressentir ce besoin impérieux de se « retrouver » autrement dit d’être seul face à soi-même et de ne pas entendre parler de l’Autre quel qu’il soit. Je ne sais pas si cet état est celui des personnes autistes mais ce besoin de se replier sur soi à certains moments m’a fait penser à cet univers clos de l’autiste ou peu de personnes voire même peut-être personne (je ne sais pas) n’arrive vraiment à accéder. Cette ignorance face à ce monde « hermétique » éveille ma curiosité mais bien sûr pas une curiosité de concierge mais une curiosité intellectuelle d’aller plus loin sur ce terrain. Je m’interroge donc sur ce qu’est cette maladie, comment elle se définie et ce que cela peut impliquer d’aménagement nécessaire dans le travail des psychologues cliniciens qui sont par définition ne serait-ce que par le qualificatif « clinicien » dans le champ de la clinique ce qui signifie en psychologie, pour cette psychologie (je vais me risquer à dire d’orientation psychanalytique) d’accueillir la PAROLE de l’autre lors de l’entretien clinique. Mais que faire avec un enfant qui n’a pas encore la parole ou qui n’utilise pas la parole ? On sait qu’il arrive souvent avec les enfants que le clinicien doive recourir à ce que l’on appelle la clinique instrumentale ou armée qui comprend notamment les tests et qui permette une 1ère entrée en relation avec l’enfant qui permet par la suite de déboucher sur la parole. Ces instruments qui étayent la parole ont aussi un autre rôle puisque l’on fait aussi passé des tests aux bébés, aux nourrissons (qui tout au plus babillent quand ils sont tout petit) pour évaluer leur niveau de développement par exemple. D’autre part, lors de ces épreuves le psychologue peut repérer les mimiques, les regards, les gestuelles de l’enfant qui peuvent l’aiguiller pour tenter de comprendre ce qui se joue pour l’enfant. Sachant qu’il faut toujours être prudent face aux enfants, car rien n’est encore figé à leur âge, tout est en constant mouvement et un diagnostic erroné peut avoir des conséquences dramatiques pour l’avenir de l’enfant et des parents. Mais là, il semble que pour l’enfant autiste (le diagnostic de l’autisme est fait vers l’âge de 18 mois) ces mimiques, ces regards sont pauvres et il n’y a donc pas d’entrer en relation avec l’autre non plus sur le champ du non-verbal. On écrivant ça j’ai l’image d’une autre porte qui se ferme pour ces enfants sur le propre univers. Je me sens un peu mal face à cela car j’ai le sentiment que ces enfants souffrent de cette position de non contact avec l’autre, cette mise à distance avec la réalité externe. Spontanément je m’interroge à nouveau sur l’intentionnalité : ces enfants choisissent-ils de ne pas être en interaction, en intersubjectivité ? pourquoi cet état ? comment accueillent-ils l’autre lorsqu’il tente une incursion ? s’il ne peut l’accueillir dans la parole peut-il l’accueillir différemment sur un autre axe perceptif (visuel, auditif, tactile) ?
On peut supposer que peut-être ces personnes ne souffrent pas mais il est moins probable je pense que l’entourage n’en souffre pas surtout si c’est un enfant : cela fait écho avec ce que l’on entend souvent lors des entretiens cliniques où les enfants n’ont pas de demande, ne souffrent pas de manière explicite mais c’est l’entourage qui a mal. Ne serait-ce que pour cela que j’ai envie de creuser dans cette direction.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
08-04-2008 23:49


Messages: 160
Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Et ben dis donc.........
C'est dense et complet comme réflexion...
Qu'est-ce que c'est donc que cette idée que tu n'arriverais pas à poser une problématique...?
Elle est là ta problématique, avec des hypothèses soujacentes...un positionnement personnel et clinique "a priori" très présent... que demander de plus....
un terrain de clinique pour confronter ou interroger ce questionnement, un peu de lecture (un peu plus... parce que j'ai l'impression que tu as déja bien commencé) histoire de préciser queqlues terme et de pouvoir plus facilement décrire les choses telles que tu les vois... et puis voilà... on sent la veine de la recherche...
A te lire, on sent ton intérêt et on est déja passionné par ce que tu écris, j'attends la suite avec impatience...!

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Pinkette
---.w86-202.abo.wana
13-04-2008 15:20

Bonjour, je tombe sur ce forum avec soulagement !!
En M1 de psychologie clinique et psychopathologie à Angers ( psychanalytique), je dois rendre mon mémoire dans un mois...et comme beaucoup je pense, toujours pas de problèmatique!!!
A Angers, nous devons partir d'un cas clinique rencontré en stage (pour moi en psychiatrie infantile à clermont-ferrand) et faire un effort de problématisation...
J'ai le matériel clinique : j'ai suivi un enfant diagnostiqué autiste atypique lors de ses séance de gymnastique et de jeu avec un kinésithérapeute... Beaucoup de choses autour du jeu tantôt solitaire et répétitif, tantôt clairement partagé, avec du faire-semblant, des intaractions, des échanges de ragard....
Ce qui me pose question c justement "l'atypisme de cet enfant" : ses réactions clairement autistiques percées de réelles "fenêtres sur la réalité"...A-t-il régréssé vers un autisme primaire normal ou l'a t-il maintenu...Quelle réalité trop brutale l'a conduit à "choisir" ce mécanisme de défense? Quelle est la nature de ses angoisses?
Je lis beaucoup, je gratte, je relie, je raye....mais toujours pas de problèmatique qui réunisse mes pistes de travail et mon matériel...
La panique monte doucement. Mon tuteur de stage ne peut pas plus m'aider, 1h de cours tous les 15 jours (nous y sommes 20) et pas de moyen d'obtenir un rendez-vous hors cours...De plus, j'effectue mon stage à 500km de ma faculté, ce qui ne m'aide pas à garder la tête froide!
Je vous remercie de tous les conseils que vous pourrez me donner.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
13-04-2008 15:37


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un mois pour rédiger un mémoire sans problématique, le temps presse.....
C'est plutot logique que tu rencontre cet enfant parfois sur un versant autistique parfois sur quelque chose d'autre... d'abord parce que c'est ça qu'ils appellent "atypique"... en même temps un autisme typique, ça n'existe pas....

Parler de "régression vers un autisme primaire".... je suis pas très spécialiste de ce dommaine, mais ça me semble un non sens... autant plutot regarder vers quelque chose de secondaire à se compte là....et puis au pire, si cet enfant a des troubles autistiques depuis le début, tu dois pouvoir le savoir dans l'institution.

Pour ce qui est d'une réalité brutale qui amènerai à ce type de défense, tu semble évoquer quelque chose de traumatique, ce qui va pas forcément dans le sens des distinctions entre primaire et secondaire de l'autisme.
quant a la nature de ses angoisses, ses modalité de défences, c'est ta rencontre avec lui qui peut te le dire.....rien de plus rien de moins.

Dans les questions que tu poses (même si je ne les partage pas) il doit bien y avoir moyen de les tisser en une problématique et même d'en tirer les hypothèses soujacentes.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

lucy-de-lyon
---.fbx.proxad.net
13-04-2008 15:43



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Spécialisation: psychopatho clinique



ouaah un mois ! respect ! moi je vais m'accorder l'année entière pour le faire l'an prochain !!:blush:

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Pinkette
---.w86-202.abo.wana
16-04-2008 17:37

Merci pour ta réponse psylo !
Quand je parle d'autisme primaire normal ou de régression vers cet autisme, je fais reférence à Frances Tustin (Autisme et psychose chez l'enfant) donc je pense que ce n'est pas un non-sens...mais proablement pas non plus l'idée clé qui fera tenir mon mémoire ;)
Je connais effectivement l'anamnèse de l'enfant mais comme beaucoup d'enfant autiste, le diagnostic a été posé tardivement et les signes précoces qui auraient pu alerter les parents ne sont reconnus qu'a posteriori ( d'autant plus qu'il s'agit d eleur seul enfant : pas de point de comparaison).
Je ne pensais pas non plus à quelque chose de traumatique...j'ai du mal m'exprimer ce qui ne serait pas étonnant étant donné la difficulté que je rencontre à formuler mes pensées sur cet enfant...
Pas plus d'avancement sinon mais je vous remercie de votre aide!

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
16-04-2008 18:28


Messages: 18



Tu dis qu'il a été "diagnostiqué autiste atypique lors de ses séance de gymnastique et de jeu avec un kinésithérapeute", qui a fait le diagnostique en fait ? Et basé sur quoi ? Pourquoi autiste et non pas psychose infantile ? Peut-être tenter une discussion sur le diagnostique...?

L'autisme ça revient à la mode en ce moment, il semble que de nombreux enfants diagnostiqués "autistes" soient en fait schizophrènes (un vilain terme qui fait peur aux parents...), il vaut mieux se méfier !



Message modifié (16-04-2008 18:30)

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
17-04-2008 00:12


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Ville: Lyon
Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Parler de schizophrénie pour un enfant c'est un peu du grand n'importe quoi...
Même pour un ados ce serait déja bien périeux et prématuré...
Discuter entre psychose infnatile et autisme, oui, pouruqoi pas... mais suivant les auteurs les limites sont très très variables. Et puis, justement avec ce genre de problématique, un soignant va plutot comprendre un enfant du côté de l'autisme un autre du côté des troubles envahissants du comportement, un autre sera plus attentif au versant "dépressif" ou se dire "ben il va pas trop mal cet enfant là"... l'important c'est que tout cela puisse discuter et se rencontrer... pas de poser un diagnostic-étiquette...

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
17-04-2008 00:47


Messages: 18



Et on peut savoir pourquoi ce serait du "grand n'importe quoi" ... ? Pas très constructif comme argumentation... Le terme de "schizophrénie infantile" ça fait 90 ans qu'il existe (Meyer)..

Je suis d'accord sur le fait que l'important n'est pas de poser un "diagnostic-étiquette", si ce n'est que celui-ci peut être fondamental quant au mode de prise en charge pour l'enfant. N'oublions pas que l'autisme est considéré par certains auteurs comme étant une potentielle 4ième structure psychique, ce qui n'est pas rien et le distingue réellement de la psychose infantile ... au niveau structural et donc de la prise en charge.

Mise à part ça, j'vois pas trop l'intéret du débat dans l'aide qu'on peut apporter à Pinkette pour sa problématique ...

:ermm:

        
 

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gingodizz
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- ìû íå îñòàíàâëèâàåìñÿ íà äîñòèãíóòîì. Íîâûå ôèëüìû ïîÿâëÿþòñÿ ó íàñ
åæåäíåâíî. Ìû ïîñòîÿííî çàìåíÿåì ôèëüìû ñ ïëîõèì êà÷åñòâîì(ýêðàíêè, VHS-ðèïû)
íà ëó÷øåå êà÷åñòâî.
- ó íàñ äåøåâëå. Ïðè áîëüøîì çàêàçå ìû ïðåäëàãàåì èíäèâèäóàëüíûå ñêèäêè.
- âíèìàòåëüíûé ïîäõîä ê êàæäîìó êëèåíòó. Äàæå åñëè ó íàñ íåò íóæíîãî Âàì ôèëüìà
ìû ïîñòàðàåìñÿ åãî íàéòè äëÿ Âàñ.
- ãàðàíòèÿ êà÷åñòâà. Ìû èñïîëüçóåì òîëüêî äèñêè ôèðì TDK è Verbatim è çàïèñûâàåì
èõ íà ñêîðîñòè íå âûøå 4x.

Ñ óâàæåíèåì êîìàíäà Filmmaster.

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
18-04-2008 10:56


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Parce que parler de schyzophrénie ou de schyzophrénie infantile ce n'est pas la même chose....!
Mais si le débat n'a pas d'intérêt, pourquoi le lancer ou le nourrir...?

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Harpo
---.107.210.62.te-dn
18-04-2008 11:46


Messages: 18



Le débat sur les enfants schizophrènes ou non (et sans "y" par pitié...), pas celui sur le diagnostique ...

Si je soulevais cette idée, c'est parce que nous savons que la psychose peut évoluer avec une articulation des différents symptômes... (passer d'un état schizophrénique à un état paranoïaque lorsque l'enfant grandit par exemple...) (rappelons d'ailleurs qu'un adolescent est encore un enfant). Dans l'autisme ce n'est pas le cas, il y a une constante : l'enfant autiste reste autiste en vieillissant. Ce qui peut évoluer, à travers la prise en charge, c'est l'insertion dans le lien social, le développement des îlots de compétences, etc. Or là, il semble que Pinkette parle d'évolution assez brutale (elle utilise le terme de "regression", ce qui peut questionner quant au diagnostique proposé, dans l'optique de la prise en charge et non de l'étiquetage ..

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

Psylo
---.ppp.tiscali.fr
18-04-2008 12:53


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Spécialisation: Psychologue clinicien (d'orientation analytique)



Si on met au même niveau des symptomes, des structures (en soi une structure, ça n'existe pas...) et des catégories nosographiques, on mélange tout...une personne "psychotique" (non pas en terme de structure mais de prévalence de l'organisation psychique) conservera cette prévalence. Même si un soin ou un accompagnement permet d'en réduire la symptomatologie ou du moins son versant dérangeant pour l'entourage.
et puis régression ne veut pas forcément dire régression formelle....sans compter que ce qui peut être pensé (ou vécu) comme une "régression" n'en est pas forcément une...(souvent une partie de nous "régresse" quand une autre est au travail)



Message modifié (18-04-2008 13:37)

        
 

 Re: mémoire : trouver une problématique

aristote
---.w82-126.abo.wana
20-04-2008 18:46

Bonsoir à tous,

Je vous envoie ici mon travail qui commence à prendre forme, je n'ai pas fini bien sûr il manque encore des éléments que je veux développer. Mais j'ai un papier de 2 pages à rendre pour la semaine prochaine qui doit montrer le début de notre travail... Pour ceux qui ont envie d'apporter des commentaires, des critiques, je suis bien sûre disposée à les entendre et je me ferais un plaisir de les analyser.
En tout cas merci à ceux qui m'ont aidé jusqu'à présent à avancer dans ma démarche. J'ai maintenant compris je crois ce qu'est une démarche clinique... Merci encore

I. Considérations sur le dessin
J’ai toujours été fascinée par la puissance de l’art, ce pouvoir qu’à une œuvre d’art de nous faire éprouver des choses (qu’elles soient positives ou négatives). Qui n’a jamais dit d’un tableau : « mais quelle horreur ! C’est quoi cette croute !» ou alors « Quelle merveille, cet artiste a un vrai don !». Etant moi-même un peu peintre et dessinateur à mes heures, je me pose souvent la question de savoir ce que les artistes tentent de capturer dans leurs œuvres, quel moment ont-ils voulu immortaliser ? Quel démon ont-ils voulu exorciser ? On peut entrevoir dans cette réflexion que ce n’est pas aisé de se mettre à la place de l’auteur d’une œuvre, on peut tout au plus supposer un certain nombre de choses. La seule personne capable de fournir une analyse de son contenu n’est autre que le peintre, le dessinateur, lui-même. Ceci m’amène de la même façon à m’interroger sur ce qui m’a poussée à réaliser le tableau que j’ai devant les yeux tel qu’il est et non autrement ! Tout un champ d’exploration s’ouvre ici à moi et je ne sais par quel bout commencer.

Le dessin et la psychanalyse
Je vais donc démarrer en tentant de relier l’art et la psychanalyse. Freud n’a-t-il pas soutenu l’idée selon laquelle on peut savoir quelque chose de l’auteur d’une œuvre en lisant ou en regardant ce qu’il a produit ? Mais comment le lien est-il fait chez Freud entre le psychisme et l’art (peinture, œuvres littéraires,…) ? Qu’est-ce qui dans une production artistique pourrait représenter une manifestation du psychisme ? Il est admis aujourd’hui que l’art et plus précisément le dessin permet de donner à entrevoir un petit bout du monde intérieur mais quels éléments de cet intérieur ? Comment les repérer ? Ce qui semble important dans tous les cas c’est l’interprétation qui est faite d’un dessin surtout dans le cas de la psychanalyse ou de la psychologie clinique d’orientation psychanalytique. Tout comme la parole dans l’entretien clinique, l’interprétation du dessin passe nécessairement par ce que le sujet lui-même peut en dire, elle ne peut se faire indépendemment de cela. Le psychologue se servira de cette interprétation pour tenter de comprendre quelque chose du psychisme de l’auteur du dessin. Il est intéressant à ce stade de s’interroger sur ce que le psychologue utilise et comprend de ce que le sujet peut lui raconter de son dessin mais aussi s’il peut repérer des éléments dans le dessin qui ne nécessitent pas forcément la parole et la question la plus important à mes yeux est de savoir quels liens on peut faire entre ce que la personne dit de son dessin, les éléments qui composent le dessin, l’histoire du sujet et son fonctionnement psychique. Comment les différents auteurs qui s’interrogent sur cette question envisagent-ils l’interprétation ?

Comment est construit un dessin ?
Pour comprendre ce qu’est un dessin et ce qu’il peut exprimer il me semble important avant tout de savoir comment un dessin se construit, les éléments qui le composent et quels sont les étapes, les stades de l’évolution du dessin (sorte d’ontogenèse).
Pour Nguyên kim-chi et pour la plupart des auteurs (Spitz, Winnicott ou Bowlby) le dessin implique du perceptif, du sensori-moteur, de l’affectif, de l’intellectuel (Nguyên kim-chi, La personnalité et l’épreuve de dessins multiples : maison, arbre, deux personnages, Paris, PUF, 1989). Je pense qu’il est